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Ivan artiste peintre sculpteur
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SexeTrêve ****** La route
********Paysage Au coin du carrefourun homme maigre est là et le ciel est trop bas mais il fait encore jour pas à pas j'avance à reculons vers le trou où traîne mon ombre un cadavre les bras en croix se signe au passage d'hommes fous ou bien malades son pas se perd le ciel se déchire en deux comme un habit et déverse ses entrailles là où jadis traînait le cimetière à côté de chez moi dans l'ornière où s'attarde mon pas ******Les doigts trouésDes morceaux de la nuit étalés sur la terre ******L'Amphore
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La Muraille
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Le chien
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Nuit marine
Cicatrice invisible du néant
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Sommeil
Les traces de pas s'effacent,
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La peinture
Rêve qui n'agite que la nuit
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La moire
Le mur agrippe les ruine en ces décombres que dérange cette liqueur qui le rend fou, La fleur dont la tige se courbe et le ciel de bleu qui se fissure *******
La anse
Attaché au silence ce seuil qu'emprunte Une fois le lien tissé demeurent des angles morts, le recul m'abandonne, mort et désossé, ce qui te retiendra de hanter cette demeure
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Les charniers
Errance qui ne laisse de trace ******* Delirium La semence aride du feu et la mort glaciale. Le tronc coupé qui ne signifie que la blessure. L'ombre du sang qui plane au dos du ciel se fracasse. La terre boit mon sang. La citadelle du désastre habite les contrées de l'oubli, cette demeure sans porte ni fenêtre c'est la prison où tu es enfermé seul miroir solide qui attrape ton reflet, tu te dissous dans la chair même de ta blessure là où la lame du couteau a laissé son empreinte, comme la signature de ta folie ce que la plaie à vif nomme de désespoir; le seul délire qui s'éprouve sans possible retour en arrière. Sur ce lac dur comme du fer, tu t'aventures, seul à seul, isolé en toi-même par un mur vivant, la chair de la pierre y remue comme ton corps même, ton ombre cherche ton pas pour ne pas perdre ta trace, sur ce chemin qui se déhanche tout ondule et chavire; dans ce rêve décousu, qui est sale, qui claque, et qui cingle; mais ne donne rien à aimer. ******** La main Chemin qui ne mène nulle part...là le visage se défigure....le miroir brisé renvoie le reflet où ne se trouvent que mes blessures. Corps accroché au porte-manteau, ce qui reste écorché de la carcasse du corps détruit. J'attends ta main qui se délie, le ciel reflète ma propre chute, au fond du puits où mon image gît à l'envers. L'oeil perçoit l'indifférence de l'oeil qui voit sa propre cible, la fenêtre ouvre un double-fond où la momie parle tout bas. Mots perçus plus que dits, le chuchotement d'un coeur qui bat scande le vide perçé de trous, la peau qui s'ouvre sur le ciel clair rameute une mer uniforme. Le vent a ouvert nos volets, notre visage se tend comme une flêche tirée vers son centre, chaque trait se déforme vers la gravité de l'oubli. Cette attraction me tyrannise, le seuil élève sa propre porte, ton bras caresse ma poitrine, morceau de terre sème le feu. De la statue sortie du sol nous ne trouverons que les débris. L'enjeu d'être sans mourir, puis s'évanouir en soi-même et devenir désincarné. Un lent réveil qui se conjugue au corps figé dans le métal; après avoir été une fois; serti de soi le doigt coupé. ******* Le silence L'appareil sanglant de la destruction ne laisse que des moignons de corps en moi, et ils se réunissent pour former un autre corps brisé et recousu qui avance à tâtons dans le noir de l'obscurité du cerveau rétréci d'une tête réduite et enduite de terre glaise. Statue brisée en deux dont le corps ne tient relié à la tête que par une veine, un fil de fer sanglant qui entre dans le poumon et en aspire tout l'air. Le tableau ne représente plus rien d'autre que le regard aveugle de celui qui cherche à s'enfuir mais au fur et à mesure qu'il court l'horizon s'élève comme un mur devant lui et l'empêche d'avancer. Nous sommes les enfants du néant. Les enfants morts-nés de la mort. Célèbre le ciel réifié de ta folie. Ce qui mord dans ta joue est ta propre gueule. La dent du loup tombée, le sexe inversé s'enfonce comme une lame et te tue. Tu n'es rien, rien, rien, et seul ton silence te soutient. ***** Hardes Rien, silence de l'âge et de l'os de l'homme pris dans la gueule du chien. Le cerveau voit par les yeux à l'envers mais aveugles qui savent tout. Simultanément muet je cherche un dialogue de l'éponge et du sel, en parcourant le chemin qui ramène le fleuve à sa source, d'étranges géants qui arpentent des routes sans fin, ce silence sans parole qui fait écho de sa sueur, versée aux larmes du sang qui gicle hors de la plaie, cette blessure elle est sur ton visage une bouche, ainsi l'ombre projetée sur le sol ne laisse pas de trace autre que celle du loup errant et qui revient chaque nuit nous hanter, ses yeux brillent comme des pépites, son poil est noir comme la suie, et il répète sans cesse je suis mort, je suis mort de faim, j'engloutis le ciel d'une seule bouchée, j'enfante les totems de la ville aux maisons sans toits, j'éventre les astres qui déversent un horizon de brasiers où flamboient les yeux éteints des foetus, et les clameurs des enfants morts-nés montent chaque nuit jusqu'à vos oreilles et vous empêchent de dormir, chacune de vos oreilles est donnée à une langue, chacune de vos paupières est donnée à un cerveau qu'elle recouvre comme pour en cacher les viscères. ******* Les chaînes Pointe du jour où il faut bien Là où mon pas ne me ramène
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Gravité Lien de l'ombre et du silence Echo du cri qui se concasse, Aube bleue de ma folie ****** Icare Extrémité de mes deux bras Toile déchirée coupée en deux Le vent ramasse la poussière ****** Camille (enfin adieu)
Seul rideau de ciel au coeur d'espace nul: Pour ce que tu demandes du baiser ne retient Je ne sais comment dire cette tristesse qui ceint c'est celle là qui, tirée de mes mésaventures les reflète. ******** CamilleCorps cloué à ce rivage *********** Terre fictive le sang versé reflue à mes veines et me remplit comme une outre, la bouche éructe par l’orifice ouvert dans mon oeil ceint du ventre qui se pense au coeur du néant de cette vie trop fragile. Yeux cernés qui ne voient rien et qui aveugles regardent leur propre monde clos dans l’autre sanctuaire sans tache de ta naissance impropre. Il ne reste rien de facile de l’oubli ni du devenir cruel, à l’instar de l’enfant mort-né qui se sait vieux avant même d’avoir commencé à naître tu cries, mais ton hurlment étouffé ne peut sortir de ta bouche que sous la forme d’une musique extrudée hors du cercle ouvert de tes bras et de tes mains osseuses. Ainsi à peine toi même tu peines à être et à naître et tu meurs et tu deviens ce rien que j’ai tant voulu et qui me ramène à ma propre infirmité sanglante mais sans faille. ***** terre abandonnée à l’exil intérieur et qui ploie sous le poids de l’ombre qui penche ce que la main de l’ombre et reprend le rêve qui habite la demeure en plein jour ou qui la hante le silence sous la langue fond dans la bouche et devient salive mots éructés plus que dits appel du vide dans un cerveau de papier. **** L'écho (à Camille) Extremités des deux regards, ce qui ne tient que du désir quand ce qui donne d'une main reprend le vide par ce qui sied. Ce que cette ombre ne calcule plus arrache l'oeil au regard, la vitre où se brise l'image de ce reflet qui réfracté redonne les couleurs du silence à cet oubli que se pavannne en habits noctambules, ou à ton nom qui se déclamedans une bulle. ******* le diagramme sous tend ce sosie que j’ai toujours voulu être la fenêtre se fait miroir s’ouvre et se ferme sur le reflet qui se défend le masque que j’ai voulu prendre vient de s’ouvrir en deux j’y aperçois indélébile la trace de mon image déformée. **** Souvenir de Julia Un éclair a lui sous la porte où fuit la perspective d'un regard qui efface ce qui reste de toi reflet qui inefficace ne peut défaire les entraves que les minutes quand elles passent posent sur mes souvenirs tandis que peu à peu les heures qu'agrandissent les jours laissent filtrer des lueurs qui pleurent toujours. **** Souvenir de Julia (suite) A cheval entre la nuit et l'ombre un tableau posé dans un coin tu souris le soleil couche sur la vitre son rayon un bruit au loin le marteau tape ou serait-ce un pas qui s'en va? entre le livre posé à plat et la chaise avancée je peins ce que le souvenir ému ratisse de ton visage dans mon cerveau. Julia encore et encore Le lien rompu mon coeur attaché à une corde le silence de métal la porte refermée il y a des noms qui trottent dans ma tête des gestes inutiles les apparences du désastre et le coeur si stérile les os de l'ombre blanche la toile tendue des veines où se prend ma pensée papillon aux ailes blanches oeil de la rosée. **** Ce masque sur ton visage la ligne où court l'orage le silence à tout bout de chant déverse son tapage ce que j'ai cru être le vide le front où s'amassent tes rides un oeil posé au creux d'un verre cligne et te regarde boire ces mots qui sonnent creux au coeur du monde où hagarde tu restes coupée en deux. *** Un seul éclat de rire la persienne s'est ouverte et ce manteau de cire fond à la chaleur les bruits des voitures et les mains qui tapent les pas résonnent et tes mains battent la mesure quand tu danses. Ainsi l' arlequin ivre lentement balance sa tête pleine de livres qui ne disent que la médisance et te délivrent. **** MORT Je reste sans parler et mon corps n'a pas d'âge, dans ma tête désossée tourbillonnent mes rêves, ils brillent comme des lucioles prisent dans une cage et meurent tour à tour, car leurs vies sont bien brèves. J'hurle insatisfait et me blesse de rage, j'entends sous mes semelles des cadavres qui crèvent chaque morceau de leur peau est semblable à cette page que tourne un vieil aveugle qui chantonne sans trêve. Je donne ce que je peux, puis je reprends mes mains; voir l'horizon, couché, me rappelle son corps pourri, dont tout le sang sortirait par le sein pour peindre ce paysage morbide avec de l'or. Marcher est une folie, la route ne mène à rien, dans ce désert sans vie où tout désir est vain. ******** Le rêve éveillé à Camille Ta silhouette chassée se cache sous l'auvent, tresse sa démesure à celle de l'empan ce qui reste bizarre irrite l'ombre du vent écrin dont le corsage défait ne se repent. Perles de ces yeux verts qui égrainent ta peau sont tels ces coquillages dont le soleil se couvre, tandis que seul l'oubli laisse fermés ces tombeaux dont comme de carapaces les morts se recouvrent. L'or de ces mots donnés ne rachète ni ne feint l'écho d'anciennes aubades quand le soleil te ceint; l'élixir, qui trop bu, donne une ivresse molle accroche à ta joue une caresse folle ou bien laisse planer sur ces iris verts ce que tu ne saurait comprendre de ces vers. ****** Les yeux verts Je dors les yeux ouverts et mon crâne sonne creux, Je vois dans la nuit noire le saignement d'un feu, Cet anneau de nos doigts forment entre nous un lien, et lentement je serre les moignons de tes mains, quand avec toi je passe ces heures sans lendemain. **** Imbrication Imbrication du ventre et de l'eau. Ce que tu racontes demeure A l'aube nous nous retrouvons, Ainsi vague qui ne sera, le puits où je suis tombé.
****** La porteLe passage mène au vide Ce que j'ai cru qui, avide, Ecart désolé de recueil tu ne la vivras que déjà morte, et ce qui seul nous survit reste caché derrière la porte. ***** Portrait d'une crucifixion (à Francis Bacon) Je ne vois rien de la nuit le silence m'amenuit alors que le visage de terre ploie à l'intérieur du corps. Il y a cette mesure du temps qui tend tes deux bras contre la toile crucifié tu oses à peine bouger, tu ne sais si tu es vivant sauf que de ta bouche s'écoule un peu de sang, tes yeux révulsés ne voient que le néant construit en toi alors que la poussière qui étouffe ta bouche et tes poumons lentement recouvreles couleurs de la toile. ******* Anne-Sophie Il n'y a plus de distance. De ta peau à la mienne, de ma chair à la tienne, nous sommes désintégrés et fondus l'un en l'autre, la vacuité du silence reste insupportable. Je me cogne la tête contre la parois invisible qui nous sépare mais nous est mitoyenne. Des yeux de fou croisent des yeux de folle, les plaies s'ouvrent et parlent comme des bouches, le corps s'ouvre et s'engloutit lui-même, je perds la raison et je perds la folie, je te cherche à tâtons mais tu es déjà morte, je n'ai plus rien d'humain. ****** Anne-Sophie 2 Cercle qui clôt la bouche nue ce sillage ne convertit que l'encre bue de nos mots dits et ce que le silence me suggère. De l'empreinte de l'ombre sur le sol il ne reste que l'écorchure sur ta peau qui saigne couleur du sang où j'ai trempé mes mains. Mais je veux peindre avec ta chair cette toile tendue comme un corps écartelé entre deux murs pour réunir fenêtre et vide. Tu fais du ciel un long miroir où ton reflet se désagrège et dont l'horizon en rêveur j'observe la nuit imaginaire constellée de mes plaies. ***** Drap qui recouvre la terre de sang Ombre que cloue ta silhouette Le ventre mou de cette esquisse Pour revenir vers le futur A l'heure où pleurent les morts Ces oeuvres peintes sur les murs Elles murmurent benoîtement
********* La statue Socle où se pose l'équilibre Ainsi séparé de toi-même à un visage qui dévisagé que pour laisser plier la bouche
********** La ligne La ligne de l'horizon Le chemin qui avance quand on s'en va garde comme un trésor
****** Arbre d'oubli, l'ombre se cache, Reflet du ciel, une silhouette passe, le corps se lève et devient ombre écorché et dentelé de nuit. à l'envers de la nuit.
**** La tête coupée
Sang abominable quand la nuit est de chair Ce coeur fait de poussière ne connait que l'oubli La machine qui défait ce que le temps tissa au sommet des remparts où j'aperçois mon corps **** Minuit J'ai traversé la rue en forme d'entonnoir, les fenêtres ouvertes, les mains dilapidées, cette silhouette retient le corps de s'écrouler et dans chaque vitrine se polit un miroir. Decouvre sans parler le livre des souvenirs, cette mémoire déformée à l'intérieur de l'eau où la mort allongée dans un ancien bateau laisse place au passeur aveugle comme avant. Il est tard et j'ai mal et mon corps est cassé, ce qui reste de moi ressemble à un morceau de métal oxydé par d'incessantes morsures du temps et dont la nuit a achevé l'usure. Il est tard et j'ai mal, et je reste aveugle sur ce lit dont les draps sont cousus à ma peau, la cendre est dans ma bouche, mes mains couvertes de sang griffonnent sur les murs des tableaux indécents. Il est tard et j'ai mal, qui es tu dans le noir ? Cette proie qui m'accable se massacre lentement, le livre resté ouvert où les images s'effacent laissent dans mon cerveau des blessures qui s'entassent. Il est tard et j'ai mal, je ne pense plus à toi, et pourtant dans le noir je ne vois que tes yeux qui écrasent mon crâne de leur poid de métal. Il est tard, il est tard...le soleil n'est plus là, je ne suis qu'une momie bandelée de sa chair, et où vas tu si tard ? Ne me laisse pas comme ça... j'ai trop mal, j'ai si mal... alors que tu t'en vas. ****** La muse (à Camille) Librement solitaire quand l’ombre devient ombre, On me tranche la main mais mon bras la reprend c’est mon corps massacré par ce que lui refuse Ma tête quitte ce corps qu’on a décapité,
******* Les poignets tailladés (à Camille) Sectionne la nuit il ne reste rien que tes bras coupés....
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