Ivan artiste peintre sculpteur

 

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Un chacal de nuit son corps est transparent
va chercher sa pitance dans le souffle
d’un mort.
Les ombres dilettantes pleuvinaient sur nos yeux
et nos rêves les plus fous s’étaient réalisés.

Et la dernière femme que l’ombre ait vêlée
priait, priait la nuit les sourciles relevés,
et la ceinture
du vent lui enserrant la taille
les ombres endormies n’avaient plus de contours.



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oniriques stupeurs le ciel
a peur de nous
un homme aux yeux de bronze
soumet les aléas
du temps qui n’est pas dupe
dans les greniers du vent
brise ma solitude




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enfant le sommeil plus dur
à tes yeux
ta bouche n’a point
d’espace
viens vivre dans l’instant
d’une parole bue
rapide le soleil
sous l’aile du vent bleu
et engrangeant
la rivière dans son sac



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la liberté va devenant
mon ombre sur le rivage
le miroir déchiré
laisse pousser des femmes
sporadiquement belles
et même si le puits
nous rappelle à nous-mêmes
ne sommes nous pas sanglants?




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une ombre ouverte au vent
un homme plein de la nuit
et les ombres qui suivent
le chemin de la guerre
les lances que fourbissent
les femmes aux yeux de pierre
et les rêves que l’on dissèque
pour y trouver
l’argile et l’étincelle
le feu qui manque à l’homme
des villes
la peur et l’imagination
les rideaux tirés sur nos ombres
les hommes relancés au loin
les métaphores retenues
et les pierres où s’inscrit la vie
dans les grimaces des faux espoirs
et des villages retrouvés
après la colère et la gloire
la bouche de l’être aimé
ses mains qui inventent la mer





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chaque voyage le lendemain m’égare
et je saisis ces yeux ébahis de sorcière
un appât effaré règle ma vie coupée
et le mégot de bois qui fume
et la vitesse de l’onde qui fuit
la pâleur d’une voix revenue
ne cherche pas d’excuse à être
comme une pensée qui se poursuit
vers le passage inévitable
la peur de mourir demain.



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rire impalpable cueilli dans l’air
qui ? passe dans la rue
et tourne au coin
le soleil est dans la poitrine
de celui-ci
colline e forêt
tu tires le rideau et dévoile le vent
le silence nous raccompagne
mauvais souvenirs d’un instant
éperdu
nous tressâmes de fines cordelettes
je retirai ma main
le ciel offert à nous
vagues vagues de l’espoir
antinomie des mots
légers ett pourtant
nous restâmes muets
au delà s’en allaient les pas des
cavaliers.






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il est un point où l’homme
est triste
femmes qui venez sous
l’arbre de la mer
aux branches démultipliées
nous sommes des oriflammes
le soleil éteint dans
nos voix
-passent sous l’arbre les
hommes qui
épousent
les femmes qui s’en vont-





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quatuor des étoiles et jungle
de leurs tiges
silhouette violette dans les murs
enfermée
rhapsodie des grillons
qui réveillent les fous
dans leurs demeures magiques
dans les tonneaux des sages
qui vont danser la gigue
pour charmer les lilas
qui vont vieillir sans fin
pour appâter les loups.

 




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